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NOTRE VOYAGE À PUERTO RICO LORS DE LA FINALE MONDIALE DU CHALLENGE ROTAX MAX
DU 14 AU 21 NOVEMBRE 2000

N.B. Toutes les photos, sauf celles de l’hôtel, sont une courtoisie  de Sébastien Blin et Sportimage.  Il est strictement interdit de copier et/ou reproduire ces photos sans la permission écrite de Sébastien Blin et Sportimage.

INTRODUCTION


Comme la plupart d’entre-vous avez suivit les péripéties sur la piste de nos six canadiens à  Puerto Rico, le texte qui suit va  traiter du voyage de façon plus générale, traitant aussi de ce qui s’est passé en dehors de la piste.  En plus des six pilotes qui se sont qualifiés  pour la course, soit David Sirois, Robert Bédard,  Jean-Pierre Julien, Gilbert McCann, Steve Bernard et Jean Moncion, la délégation canadienne comptait aussi parmi ses rangs 9 autres personnes.  Michel Boisclair, Patrick Moreau, Luc Sauriol, Yannick Daoust  et Jocelyn Bernard (père de Steve) accompagnaient les pilotes, Paul Cooke de ASN Canada FIA était présent à titre d’officiel CIK-FIA, accompagné de sa femme Cherie, sans compter la présence des journalistes  Sébastien Blin et Ronald Arsenault de karting.ws. 

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 Photo  1ère rangée: Jean Moncion, Gilbert McCann, Robert Bédard, Steve Bernard, Luc Sauriol et David Sirois.

2è rangée: Michel Boisclair, Ronald Arsenault, Yannick Daoust, Paul Cooke, Cherie Cooke, Jocelyn Bernard et Patrick Moreau.

Mardi, le 14 novembre


Nous nous étions donnés  rendez-vous à l’aéroport de Dorval à 5h30.  L’excitation était palpable parmi les pilotes, surtout que trois d’entre eux n’avaient jamais pris l’avion.  Premier pépin lorsque nous avons passé les douanes américaines, Jean-Pierre Julien y est retenu, sans que nous sachions pourquoi car les autres étaient tous passés.  On embarque donc sans lui et, après que l’avion l’ait attendu un peu, on part pour Newark, New Jersey, sans lui.  Notre escale à  Newark devait en principe durer une trentaine de minutes.  Comme nous étions en retard, nous sommes arrivés juste à temps pour prendre notre deuxième avion.  Le vol s’est bien passé et nous sommes arrivés à San Juan, Puerto Rico, à 12h30, heure de Montréal, mais 13h30 là-bas.   

Dès la sortie de l’avion, nous avons pu sentir l’humidité écrasante qu’il y  avait à l’extérieur.  Le temps de prendre nos baguages et de nous louer des autos, nous partons tous en directions de l’hôtel.  Il faut savoir que les indications routières à San Juan sont loin d’être  aussi claires que ce que nous connaissons habituellement.  Bien que l’hôtel soit situé à 5 minutes de l’aéroport,  nous sommes tous arrivés à l’hôtel à différentes heures.  Disons que Michel et Patrick  ont décidé de visiter San Juan avant d’aller à l’hôtel… Arrivés à l’hôtel, il fallait d’abord  s’enregistrer.  Tout a bien été pour les pilotes mais pour Michel, Patrick, Sébastien et Yannick, cela a été  plus compliqué.  En effet, l’hôtel était plein à craquer et ils ne trouvaient pas notre réservation.  Nous avons attendu sagement sur la terrasse de l’hôtel en sirotant quelques bières.  Nous  avons finalement eu nos chambres vers 19h.  Après  que tout le monde ait fini de s’installer, nous sommes allés manger au petit resto bar situé sur la plage.  La plupart d’entre nous avons mangé de la  pizza (on ne s’avait pas encore ce  qui nous attendait dans les jours qui suivaient).  La chaleur et la gentillesse des serveuses portoricaines, accompagné de multiples oublis sur nos factures, ont contribué  à faire de cette première soirée un succès.

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Mercredi, le 15 novembre

Nous nous sommes tous retrouvés sur le « Market Place » de l’hôtel où le déjeuner était servi tous les matins.  Pour  ceux qui sont familiers avec les déjeuners du type « déjeuner fourni de 6h30 à 8h, vous aurez compris qu’il ne fallait pas arriver à 7h45 si on voulait avoir la chance de se mettre quelque chose sous la dent.  Disons que nous n’avons pas eu grand choix ce matin-là.   Vers 8h00, nous nous sommes dirigés à la piste située à 25 km de l’hôtel. Nous  nous sommes butés à la congestion du matin, mais avons réussi à ne pas nous perdre.  Pour les conformistes,  sachez qu’une voiture qui n’est pas bosselée ou à tout le moins égratignée n’est pas normale à Puerto Rico.

Notre premier contact avec la piste a été pour le moins… salissant.  La piste comme tel était  belle et bien adaptée au FR125  Max. Toutefois, les aménagements de la piste n’étaient pas complétés et comme il avait plu abondamment au cours des jours précédents, il était difficile de poser le pied par terre sans les mettre dans la vase.    Heureusement, tous les paddocks étaient regroupés sous 2 grands chapiteaux.  Cette journée était consacrée à monter les châssis et à installer les moteurs fournis par Rotax. 

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Michel en train en train de sortir les pièces du puzzle

  La plupart en  ont aussi profité pour aller marcher la piste.   Nous avons aussi fait la découverte de ce que sera  notre dîner pour tous les jours à venir… de la pizza! Nous qui en avions mangé la veille, disons que  nous aurions préféré autre chose.

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Michel en train de monter avec plaisir le kart à Jean-Pierre…   

Durant l’après-midi, Michel et Patrick sont allés chercher Ronald à l’aéroport.  Toutefois,  une erreur dans l’horaire affiché  a fait en sorte que pendant qu’ils attendaient Ronald à l’aéroport, ce dernier était déjà à l’hôtel. 

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Il a fallu monter les pneus sur les jantes dans le parc fermé.


Lorsque tout le monde a fini par regagner l’hôtel, vers 19h30, nous avons encore une fois  soupé sur le bord de la plage.   Dans la soirée, Steve est allé chercher son père Jocelyn à l’aéroport, lui qui était au Mexique par affaires.  À la toute fin de la soirée, c’était au tour de Luc Sauriol d’arriver.  Comme nous avions réussi à parler à Jean-Pierre durant la soirée et avions appris qu’il ne pourrait régler son problème à temps pour participer à la course, nous nous retrouvions alors avec une place de libre.  Les  dirigeants de Rotax ont accepté que l’un d’entre nous remplace Jean-Pierre à condition d’avoir une licence internationale (ce que personne d’entre nous n'avait bien entendu).  La présence de Paul Cooke nous a été d’une grande utilité pour régler le problème puisque connaissant Luc et sachant qu’il remplissait les conditions requises pour obtenir une telle licence, il lui en a émis une sur-le-champ.  Voilà donc  comment nous avons comblé le sixième poste. 

 

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Maquette du site, la boue en moins…

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Nouvelle méga-fusion dans le monde des affaires ?
Faudrait mettre le Wall Street Journal là-dessus !



Jeudi, le 16 novembre

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Luc déguisé en pilote dans sa combinaison XL…

Le lendemain, Luc est parti à la recherche de l’équipement nécessaire (Casque, combinaison, gants)  et a fait son premier contact  avec le kart de Jean-Pierre.   Considérant que Steve et Luc utilisait le même châssis, ils ont pu échanger beaucoup d’information ensemble.



Cette journée était, pour nos pilotes qui n’avaient jamais participé à une compétition de  cette envergure, l’initiation à  la procédure et au travail que requiert un parc fermé.   Pour ceux qui ne connaissent pas la façon dont cela fonctionne, il faut mettre et enlever les pneus et le réservoir d’essence à chaque fois qu’on veut en sortir.  Le parc fermé sert à contrôler les pneus et l’essence.  Cela donne beaucoup de travail et lorsqu’on veut apporter des modifications sur les réglages du châssis, cela ne donne pas  beaucoup de temps.  La première session a été ardue sur ce point pour toute l’équipe canadienne mais lorsque tout le monde a bien compris le fonctionnement, cela a beaucoup mieux été.  Toutes les mains disponibles ont été mises à contribution pour aider les pilotes.  Même Patrick avait les mains et les vêtements tâchés à la fin de la journée, ce qui est assez inhabituel.

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Gilbert lors d'une des nombreuses installations de pneus.

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Un des éléments importants qu’il fallait considérer était la chaleur suffocante et surtout l’humidité qui  écrasait les pilotes et leurs  coéquipiers.

        

 <-- David avant d’aller sur la piste…

David après être sorti de la piste… -->

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À la fin de la première journée sur la piste, ayant bien entendu mangé de la pizza pour dîner, nous étions plus  encouragés qu’après  la première  séance d’essais où l’écart était assez grand entre nos pilotes et les plus rapides.  Toutefois, l’écart s’étant régulièrement réduit à chacune des  séances de pratique, la plupart étaient confiants de bien  figurer le lendemain.   David, Gilbert et Robert connaissaient toutefois plusieurs problèmes avec leur châssis dont le derrière décrochait continuellement.

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 Il faisait tellement chaud que les pilotes sortis de piste retiraient leur habit en attendant la fin de la séance.

Nous sommes encore arrivés à l’hôtel assez tard, mais avons pris le temps d’aller nous détendre à la piscine et  au tourbillon.  Nous nous  sommes ensuite risqués à l’extérieur de l’hôtel où nous sommes allés manger un steak dans un resto-bar très bruyant.  Notre choix s’est avéré excellent.  Par la suite, nous sommes retournés à l’hôtel  car une grosse journée attendait nos pilotes.

Vendredi, le 17 novembre


C’était le moment de vérité car c’était la journée des qualifications qui allaient déterminer  l’ordre de départ pour chacune des  manches éliminatoires.  Les changements apportés sur les châssis de David et Gilbert ont porté fruit.  Notamment pour Gilbert qui n’avait pu faire  mieux que le 62 è temps lors des pratiques, il a réussi à prendre la 36è place lors de la qualification.  Malheureusement, Gilbert avait oublié de faire remplir  son réservoir d’essence et lorsqu’il est arrivé à la balance, il lui manquait un petit 500 gr pour faire le poids minimal.  Son temps était alors éliminé et il se voyait obligé de partir en fond de grille lors de chacune des manches. 

Pour Robert, les changements de dernière minute ont eu l’effet contraire.  Lui qui avait tout de même bien performé durant les  pratiques, son résultat en qualification a été catastrophique. 

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Steve et Jean s'apprêtant à  affronter cette dure journée

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Robert arborant son numéro chanceux...

Voyant le découragement de Robert, Michel était bien résolu à trouver le problème.  Après  plusieurs vérifications, tout  semblait pourtant correct jusqu’à ce qu’il prenne le ruban à mesurer pour s’assurer que le siège était bien placé.  Après quelques mesures Michel cria, du  fond du cœur, : « c’est qui l’imbécile qui a installé ce banc? ».  « C’est moi » de répondre Robert.  Malaise alors entre Michel, habituellement plus diplomate, et Robert qui venait peut-être d’apprendre qu’il était la source  du problème. Le banc était effectivement installé de façon à délester l’arrière du châssis.  En toute vitesse, on emprunte une perceuse aux gars de la Nouvelle-Zélande et Michel et Robert procède à  réinstaller le siège.  Dès son retour en piste, Robert a bel et bien constaté que le banc était effectivement la source du problème. 

 

À partir des manches éliminatoires, nos pilotes avaient enfin réglé la majeure partie de leurs problèmes de réglages.  À  partir de là, tout commençait à se jouer sur le pilotage et, à un certain degré, sur la chance.   En effet, il est très important de faire preuve d’une  grande constance dans ce genre de manches éliminatoires.  Steve a très bien piloté et a su éviter les accidents, alors que les autres ont connu des difficultés.  Luc n’a pu compléter la deuxième manche, Robert a dû aussi abandonner durant une  manche en raison d’un pneu qui a déjanté et Jean a été victime d’accrochages qui l’ont forcé à abandonner lors de deux manches. 

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Steve en compagnie de son commanditaire, son mécano, son psychologue et fan #1, son père Jocelyn.

À la fin de cette journée, seul Steve était qualifié pour la ronde finale, Luc, David, Robert et Gilbert devaient passer par la  course de repêchage où seuls les six premiers passaient à la ronde finale.   Quant à Jean, il était éliminé.

Samedi, le 18 novembre


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Il n'y avait pas de cadeau lors des départs!

Il avait encore plu durant la nuit et il restait encore beaucoup d’eau sur la piste pour les  réchauffements.  Ces derniers  se  sont avérés inutiles pour les pilotes qui voulaient essayer une dernière modification.  Suivait ensuite la course de repêchage où les six premiers  seulement accédaient à la ronde finale.  Luc Sauriol et David Sirois étaient les mieux placés pour y accéder car ils partaient de la 2è et de la 12è place.   Gilbert partait de la 22è place et Robert de la 27è.   Comme on le sait, Luc a terminé deuxième mais a été disqualifié à la balance.   La raison est fort simple, Luc a perdu un poids de 2 kg qui était attaché à son siège.  Robert a réussi à gagner dix positions mais cela était insuffisant pour faire la finale.  Quant à David il a abandonné après 10 tours, car en plus d’être impliqué dans un accrochage au départ, il avait oublié d’attacher son casque.   À ce niveau, à compter de la course de  repêchage, il est pratiquement impossible d’entrer aux puits et de ressortir sans se faire donner le fameux drapeau bleu avec  la croix orange.  Dans les courses internationales, vous devez immédiatement  rentrer aux puits lorsque le meneur de la course prend un tour d’avance sur  vous.   Gilbert avait abandonné au 9è tour lorsque rattrapé par les meneurs, après avoir aussi été victime d’un accrochage.

Tous nos espoirs reposaient maintenant sur Steve alors que nous étions tous confinés à un rôle de cheerleaders.  Steve  partait en 12è position pour la pré-finale.  Malheureusement, dans la première partie de la course, Steve est sorti de piste en voulant éviter un concurrent dans une courbe et comme la course était encore jeune, Steve a dû attendre que le train de compétiteurs soit passé avant de rentrer sur la piste.   Il a donc terminé la pré-finale en 26è position, ce qui est dommage puisque Steve était vraiment très  rapide durant la course où il a d’ailleurs signé le 6è meilleur tour. 

Est ensuite venu le temps de manger notre pointe de pizza quotidienne.  Le dîner a été suivi de la présentation de tous  les pilotes et des personnalités.  La grande finale a donné lieu à un très beau spectacle.  Pendant que plusieurs pilotes partaient à la chasse du premier et éventuel gagnant, Steve a fait toute une  remontée jusqu’à la 10è place.  Malheureusement, Steve a dû se contenter de la 13è place après avoir été tassé par un concurrent  dans les derniers tours de la course, ce qui lui a fait perdre 3  positions.  Après la grande finale, nous avons eu droit à une course de 10 tours des personnalités, dont Nicolas Gianniberti pilote international de la classe Formule Super A.  Hormis la prestation de  ce dernier, les autres participants étaient plutôt des figurants.

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Steve songeur après sa malchance survenue en pré-finale. 

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Le premier podium du Challenge Rotax Max.  Le vainqueur Gavin  Cronje d’Afrique du Sud.  En 2è position, son compatriote Leeroy Poulter et en 3è position William Yarwood d’Australie.  À droite, Gavin Cronje.

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Nous avons ensuite eu droit à la cérémonie de remise des trophées.  Une erreur de logistique  est survenue lorsque le  présentateur maison a débuté la cérémonie alors que tous les journalistes étaient sur la fausse grille en préparation de la course des médias.  La journée s’est terminée par la course des médias.  Nous avions un intérêt spécial à voir cette course puisque Ronald Arsenault (compétiteur en classe Intercontinental sur la Coupe de Montréal) et Sébastien Blin (lui aussi compétiteur occasionnel en Inter) y  participaient.  Nous avons eu droit à une course beaucoup plus relevée de la part des médias puisque la plupart pratique régulièrement le karting.  Ronald s’est amusé comme un petit fou avec deux  autres compétiteurs qui prenaient la course très au sérieux.  Ron s’est même permis un vol plané de toute beauté dans une tentative de dépassement pour le moins kamikaze.

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Les journalistes ignorant le drame qui se jouait au même moment (présentation du podium).   Sébastien tient à préciser, je ne sais trop pourquoi, que cette photo a été prise par Michel.

Avant de quitter la piste, il fallait procéder à démonter les karts et à les emballer pour le  retour.  Comme le dimanche  était la seule journée que l’on pouvait consacrer à la plage, on a essayé de tout terminer le samedi.  Lorsque nous sommes partis, il ne restait que le kart de Gilbert et celui de Jean-Pierre à réemballer  mais nous devions attendre au dimanche pour avoir des boîtes puisque leur boîte originale ont été détruites par l’eau avant notre arrivée.

 

Le samedi soir était consacré au party des pilotes.  En fait, il s’agissait plus d’un souper  où Rotax en profitait pour faire  les remerciements d’usage et procéder au tirage d’une moto marine Sea-Doo parmi tous les pilotes.  Ce que les pilotes ne savaient pas, c’était que ce  tirage était un prix de présence.  Bien que la plupart des pilotes étaient présents, il a fallu procéder au tirage de 4 noms avant d’avoir un gagnant.  Vous pouvez vous imaginer la déception des personnes nommées, mais absentes, lorsqu’elles ont appris  avoir perdu un tel prix.  Ensuite, le pilote ayant eu le meilleur résultat final pour son pays s’est vu remettre une médaille commémorative.  Évidemment, le récipiendaire canadien de ce prix a été  Steve Bernard.  Par la suite, nous avons eu droit à une présentation multimédia sur la Malaisie où aura lieu la prochaine finale mondiale du Challenge Rotax Max en janvier 2002.   Cette présentation a donné envie à la plupart des pilotes présents de retourner à cette finale mondiale.  Parlez-en à Jean Moncion!

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 Steve en compagnie du Français Romain Bretet, un des trois pilotes qui aurait gagné le Sea-Doo s’il avait été présent lors du tirage.

Dimanche, le 19 novembre


Seule journée de congé du voyage.  Il faisait une température superbe.  Avant le dîner,  Michel, Luc, Gilbert et Patrick  sont retournés au circuit afin de terminer l’emballage des karts.  Après le dîner, tout le monde s’est retrouvé sur la plage en train de siroter quelques bières.  Il faut dire que l’hôtel avait pris les grands moyens pour faire la promotion de la Corona (voir photo ci-contre).  L’après-midi a été des plus agréables.  Pendant que Steve s’amusait à une session de photo sur un Sea-Doo avec la copine d’un autre compétiteur, David Sirois en profitait pour prendre une brosse solide.  En effet, selon tous les témoins présents, David se serait mis pas moins de 2 bières et demie derrière la cravate.  Ne t’inquiète pas David, nous ne le dirons pas à tes parents.  Nous avons aussi rencontré deux québécois sur la plage qui avaient planifié de venir encourager leur ami Jean-Pierre.

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Photo compromettante de David sur le party, en compagnie de Jean,  Robert, David, notre serveuse, un ami de Jean-Pierre et Gilbert.

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Le soir, nous avons été prendre un dernier souper collectif dans un restaurant situé sur la plage  près de l’hôtel.  Inutile  de dire que la soirée fut très agréable.  En revenant, nous avons été surpris sur la plage par un crabe qui courrait partout à toute vitesse.  Ce n’est pas le genre de chose qui arrive souvent à  St-Roch-de-L’Achigan.

< Steve refusant de délaisser sa combinaison de pilote, même durant la journée de  congé.  À l'arrière plan, vous voyez le restaurant où nous avons pris notre dernier repas collectif.

 

Lundi, le 20 novembre

C’était la journée de retour pour la plupart de la délégation canadienne.  Michel et Patrick  sont restés car le lundi était  une journée de meeting pour les distributeurs Rotax.   Ils auraient bien aimé que cette journée se termine tôt pour aller profiter un peu de la  plage  mais le tout s’est malheureusement terminé à 5h30.  Ils ont dû se contenter de la piscine…

Nos pilotes lors de la présentation officielle.  De gauche à droite, on retrouve David  Sirois, Jean Moncion, Gilbert McCann, Steve Bernard, Robert Bédard et Luc Sauriol. 

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Commentaires des particpants

Robert Bédard

« J'ai adoré cette compétition de niveau international.  C'est très exigeant au  niveau de la préparation et de   l'horaire (parc fermé).  Faire du Karting avec des palmier en paysage de fond et un petit tour de bain tourbillon dans un hôtel 5 étoiles sur le bord de la mer, la plage et ses attraits...( la vie est dur par moment) procure des sensations réservées sûrement à des junkies ou à des pilotes professionnels.

Il serait bien aussi de noter l'entraide inhabituelle des pilotes entre eux au niveau des réglages et  de la mécanique.  N’eut été de la malchance des pilotes canadiens  nous  aurions pu donner tout une performance canadienne lors de la finale.  Les 6 jours à Puerto Rico m’ont paru bien trop courts.   Comme un rêve, voir un orgasme.  Au niveau des résultats sur piste, je crois que tout repose sur le numéro qui m,a étés attribué (13)….

 Un gros merci à Rotax et surtout à Michel Boiclair et Patrick Moreau pour leur   travail et leur soutien aux compétiteurs à la piste. »

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Exemple de l’entraide dont fait mention Robert. 

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 Steve en train d’apposer sa signature sur un drapeau contenant la signature de tous les participants.

Steve Bernard

« Ce fut une très belle expérience.  La température était excellente tout comme les  conditions de piste, le niveau de  compétition et l’hôtel.  Suite à cette expérience nous avons appris beaucoup et je suis persuadé que les pilotes canadiens seront encore mieux  préparés l’an prochain et surtout qu’ils seront plus nombreux en finale.  C’est un rendez-vous vous pour tous les pilotes en Malaisie!
Évidemment, je peux  terminer sans remercier Yannick  de SH et Michel et Patrick de SRA qui m’ont aidé tout au long du voyage. »
 

Jocelyn Bernard

« Pour ma part je remercie Rotax, SRA Karting et SH Karting pour cette belle aventure, ce  fut toute une expérience pour  moi que d'aller faire une compétition Internationale.

Pour la température ce fut extraordinaire.  Pour le groupe avec lequel je me trouvais, je n'ai que de bon souvenir de tous je suis très heureux d'avoir pu connaître un peu mieux chacun de vous.

Encore merci pour cette belle expérience, et qui sait peut- être à janvier 2002 en Malaisie. »

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Jocelyn et Steve dans le parc fermé. 

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Michel Boisclair

« Pour une première expérience, je crois qu’elle en fut toute une pour nos pilotes, que ce  soit le contact avec Puerto  Rico, piloter sous la chaleur, le nombre de pilotes en piste et j’en passe.  J’ai évidemment bien apprécié l’esprit de groupe qui a animé notre délégation.  Tout le monde a travaillé dans la même  direction afin que tous les pilotes canadiens performent de leur mieux.  Nos pilotes n’ont pas eu de chance au cours de cet événement mais tous peuvent être fiers car ils n’avaient rien à envier aux pilotes  des autres pays.  Après avoir trouvé les bons réglages, tout le monde était dans le coup. 

L’événement s’est très bien déroulé dans l’ensemble et Rotax a travaillé très fort pour garder  l’esprit du Challenge Rotax  Max  soit de compétitionner pour le plaisir de la course.  Maintenant fort d’une année d’expérience pour les organisateurs, je me surprends déjà à rêver à  l’an prochain en Malaisie. »

Yannick Daoust

 

«J'ai wrenché en ta.... Les moteurs Rotax étaient définivement les plus rapides lors de cette course...»

 

Petite journée de congé bien mérité pour Steve et Yannick.

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 Gilbert en pleine concentration d’avant course.

Gilbert McCann

« J'ai fait un très beau voyage, très instructif.  J'aimerais remercier Michel Boisclair et Patrick Moreau de SRA  karting pour le soutient technique, moral... et physique !!! (Patrick qui a eu le courage de lever le derrière de mon kart toute la semaine, alors que j’ai 72,5 lbs de plomb d’ajouté sur mon banc ) et bien sûr à  Yannick Daoust de SH karting pour le soutient technique.

 

Puis la prochaine fois je vais m'assurer d'avoir de l'essence dans ma tank !!! »

 

 

Jean Moncion

« Notre séjour a Puerto Rico a été une magnifique aventure pour moi.  Compétitioner  contre 65 autres pilotes de  19  pays est une expérience que je n'oublierai pas.  

Ça ma aussi donné l'occasion de devenir plus proche avec mes collègues canadiens, qui sont  vraiment des supers bons gars. »

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Hé oui, même Patrick a mis la main à la pâte!

Patrick Moreau

« Toute une expérience pour les pilotes.  Évidemment, j’aurais bien aimé voir 6  pilotes canadiens participer à la   finale car cela était tout à fait possible.   Nous nous reprendrons l’an prochain.  Pour ceux qui se posent des questions sur la qualité de nos  pilotes, soyez assurés qu’ils étaient de taille avec la compétition.  À part quelques pilotes vraiment plus rapides que les autres, nos pilotes étaient dans le coup.  Il ne faut pas oublier que tous les pilotes présents étaient des gagnants dans leur  pays.  À ce niveau, il suffit de peu pour faire la différence.  Un peu plus d’adhérence, un peu plus de chance pour éviter les collisions…  Pour ma part, je n’ai pas vu la semaine passer et j’ai  adoré l’expérience au point de vouloir participer comme pilote l’an prochain! (N’ayez pas peur, c’est juste une farce).  Je pense que l’expérience acquise par les pilotes, tant sur la course elle-même que  sur le moteur et leur châssis, leur sera des plus bénéfique l’an prochain.  Je tiens à féliciter chacun de nos pilotes qui nous ont très bien représentés avec une mention spéciale à Steve pour la belle finale qu’il nous a fait vivre. »

 

Luc Sauriol

« Quel voyage! Je me suis présenté à Puerto Rico avec comme objectif de prêter main forte  aux pilotes canadiens.   En  fait, mon rôle a été très différent. J'ai appris à mon arrivée le mercredi très tard en soirée que j'avais le feu vert des organisateurs et de Rotax pour prendre la relève de Jean-Pierre Julien qui n'a pas pu se présenter.  Il fallait cependant avoir l'accord des autres pilotes qui ont bien voulu m'accepter dans leur groupe, et l'accord de Jean-Pierre pour la location du châssis.  D'ailleurs, je les en  remercie.  Ainsi, dès le jeudi matin, je me retrouvais en piste avec de l'équipement dégoté à droite et à gauche.

 Les premiers tours de roue n'ont pas été de tout repos. Il fallait se familiariser avec  le châssis, le moteur Rotax  Max  et les pneus à gomme dure.   Le plan était simple; aller le plus vite possible le plus rapidement possible! Cependant, il y avait beaucoup de travail à  faire. Heureusement, nous avions une excellente équipe qui représentait le Canada et tous travaillaient ensemble. Tout le monde s'est impliqué ce qui nous a permis de progresser constamment tout au long de la compétition. Au début nous étions à 1,5 secondes derrières plus rapides et à la fin, à peine 0,3 secondes nous séparait des premiers.                      

Somme toute, l'expérience a été extrêmement enrichissante.   Dans le passé, j'ai participé  à ce type de compétition en tant qu'officiel et de coéquipier, mais jamais en tant que pilote. Je recommencerais l'expérience dès aujourd'hui. »


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Luc en train d’évacuer l’eau de son kart après une sortie de piste.

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David qui ferme la porte à un concurrent.

David Sirois

« J'ai beaucoup aimé mon expérience, même si je n'ai pas performé comme j'aurais espéré...  J'avais (comme tout le monde)  à  m'adapter à de nouvelles conditions: une température plus chaude, une piste glissante sans gomme, des nouveaux pneus plus glissants, et comme je ne suis pas un "pro" des réglages, je n'ai pas su m'adapter suffisamment vite pour pouvoir compétitionner honorablement... 

 Quoiqu'il en soit, ce fut une expérience très enrichissante... »

 

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